
Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Poudlard et ses environs
| Futur plus-que-parfait | |||||
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Professeure ![]() ![]() Adulte
PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 13/07/2023 à 21:04:09
Ce rendez-vous allait bien au-delà de ce que Catherine avait imaginé. Tout était doux, calme et elles ne faisaient que discuter. Cela changeait du cadre très sérieux des autres rendez-vous qu'elle avait pu avoir avec d'autres collègues ou durant ses nombreux voyages. Ça faisait du bien. Toutefois, rapidement, leur gêne mutuelle allait peut-être créer des non-dits et la brune savait ce que ce genre de chose pouvait provoquer et ce n'était pas nécessairement positif. Tout de même, la jeune femme ne pu s'empêcher de rire au doux son de la voix de la Spector qui semblait découvrir qui était réellement la Spinnet. Il était vrai que la Québécoise ne montrait que rarement son vrai visage. Surtout en public, comme au château. Ce qui faisait que personne ne la connaissait vraiment. Sauf peut-être son adjoint qui avait tendance à toujours arriver au moment où la jeune femme soufflait un peu et laissait tomber son masque froid. Ils en étaient venu à se confier. Un tout petit peu. Toutefois, ce qui frappa Catherine, c'est le petit changement dans le ton de la voix d'Eurydice. La professeure ne pouvait s'empêcher de voir que l'émotion gagnait la femme devant elle, ses talents de legilimens prenant le dessus. La brune comprenait, malgré le peu de mot utilisé par l'ancienne aiglonne. Il n'était pas difficile de lire entre les lignes, même si elle ne connaissait pas le fond de l'histoire de l'Écossaise. Pourtant, la Spinnet ne posa aucune question. Elle allait laisser Eurydice lui raconter. C'était sa vie, son histoire et la Directrice adjointe n'avait pas à s'imposer, sans que la magnifique femme devant elle l'invite à en faire partie. Sans plus, pour une rare fois en cette soirée, Catherine prit son courage à deux mains et se leva. Non pas pour quitter l'endroit, mais seulement pour venir s'asseoir tout juste à côté de la Spector, pour créer cette proximité dont elles n'osaient pas, toutes les deux, établir. Mis à part se prendre la main. Ce que fit encore la professeure, mais avec douceur et délicatesse. Plongeant à nouveau ses yeux dans les iris noisettes de la jeune femme, la Spinnet fut prise d'un élan d'honnêteté. CATHERINE : Vous savez, Eurydice... Toutes les deux, nous avons une histoire qui par le temps, nous a façonnée. Je ne peux pas prétendre être une sainte, ce serait totalement faux. Ma vie était et est toujours compliquée. Puis... commença-t-elle, hésitante. J'ai peur. Peur de ce que vous pourriez découvrir sur moi et que cela... vous fasse fuir. Caressant la main d'Eurydice de son pouce, Catherine n'arrivait pas à détacher ses yeux de ceux de la femme en se répétant d'y aller lentement. Car au vu de la réaction de la Spector quand elle lui avait annoncé avoir des sentiments, il fallait y aller doucement. Cependant, la proximité avec l'Écossaise déstabilisait la professeure. D'où elle était, à peine à 30 centimètres, elle pouvait sentir le parfum à la violette de la jeune femme. Si cette odeur ne faisait pas partie de son amortentia auparavant, c'était maintenant le cas. CATHERINE : Et ce sera de belles choses, Eurydice. Catherine avait de la difficulté à rester calme. À ne pas s'approcher encore plus qu'à ce moment. Elle ne pouvait tout simplement pas. Elle irait contre la volonté de l'ancienne aiglonne et ce n'était pas du tout son but. C'est comme si Eurydice l'attirait comme un aimant. Elle avait envie de toucher sa joue. Toucher ses lèvres. L'embrasser, mais elle devait se contenir. Elle le devait pour la Spector. Pour elles. Si un futur pouvait exister. Se levant doucement, sans lâcher la main de l'Écossaise, ni son regard, la Spinnet annonça son départ avec un léger sourire triste. CATHERINE : Je dois malheureusement vous quitter, Eurydice. Je... je suis heureuse que nous ayons pu discuter et j'espère que nous aurons l'occasion de répéter cela, dit-elle se penchant vers l'oreille de la Spector pour lui chuchoter quelques mots. Passez une belle nuit, Eurydice. En se redressant, dans un élan incontrôlable, Catherine déposa ses lèvres sur la joue de la jeune femme, déposant un doux baiser. Puis quitta l'endroit, ses propres joues rosies par les événements. Rosies par l'attirance qu'elle avait pour Eurydice Spector.
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PJS de Romie Keffer |
Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 14/11/2023 à 08:23:35 Voyant Catherine se lever pour se rapprocher d'elle, Eurydice sentit son coeur s'emballer. Elle était si proche, si douce, sa main était si douce. Et en même temps très fragile dans ses mots. Eurydice voyait bien que la directrice adjointe était inquiète, quelque part. Mais Eurydice n'avait plus vraiment peur d'elle. Si elle restait comme tétanisée, c'était surtout qu'elle avait peur de briser un instant qui lui paraissait si doux. Elle posa sa main sur celle de Catherine, qui caressait doucement son autre main. Elle ne savait plus quoi dire, son coeur battant pour seule réponse. Bien sûr qu'elles se reverraient et bien sûr que de belles choses se produiront. La Serdaigle tentait de faire passer dans son regard ses mots. Elle fut surprise de voir sa compagne de sa soirée se lever pour annoncer son départ. La jeune écossaise aurait voulu retenir sa main. Elle avait encore du temps pour discuter avec elle, apprendre à la connaître et à l'apprécier, peut-être un peu plus. Elles pouvaient bien encore étirer le temps un petit peu encore, non ? Eurydice sentit un léger bouillonnement en elle alors que Catherine se rapprochait de sa joue. Sortant alors de sa stupeur, la jeune femme dit à la Québécoise, les joues rouges et un peu précipitamment : Nous nous reverrons, Catherine, je n'en ai aucun doute. Dès que possible, n'est-ce pas ? Mais elle voyait déjà la sorcière aux yeux verts se retourner pour s'en aller. Eurydice resta un moment, à regarder le fond de son verre, perturbée par cette soirée. Elle se mordit les lèvres. Elle aurait dû lui proposer de la raccompagner au château, si elle allait bien au château. La jeune femme n'avait décidément plus l'habitude de ce genre de rendez-vous. ***
Cela faisait quelques jours que Eurydice y pensait. Ou plutôt, quelques jours, depuis leur rendez-vous, qu'elle ne pensait plus qu'à ça. La douceur de Catherine, ses mains, ses yeux, ses lèvres sur sa joue. Elle chassa cette pensée d'un coup de main dans l'air, comme si ça allait faire quelque chose. Elle délaissait ses pauvres élèves à Serdaigle en s'enfermant dans son bureau. Là, elle se mettait à penser et rapidement ses pensées dérivaient vers un seul endroit. Ce jour-là, alors qu'elle rentrait chez elle à Pré-au-lard, elle envisageait d'enfin envoyer une lettre à la Spinnet, pour lui parler d'Achille, qui hantait son appartement, ou d'un autre prétexte pour lui parler ailleurs que dans un couloir exigu de Poudlard rempli d'élèves. Mais en passant la porte de l'immeuble, la jeune femme trouva d'abord étrange de voir la porte de l'entrée ouverte. Mia avait suffisamment dit à tout le monde qu'il ne fallait surtout pas la laisser ouverte pour que ça semble suspect. Eurydice la referma soigneusement derrière elle et grimpa les escaliers quatre à quatre. Là, elle sortit sa baguette. Son paillasson, qui représentait une petite chouette qui tournait la tête vers les visiteurs et clignait parfois des yeux, était déplacé. Comme lorsqu'elle ouvrait la porte un peu trop vivement et qu'elle entraînait avec elle le paillasson. Mais elle faisait toujours attention à bien le remettre. Elle ouvrit doucement la porte, baguette levée. Mais il n'y avait personne dans l'appartement, si ce n'est son esprit frappeur, Achille. Celui-ci semblait particulièrement agité. Elle n'arrivait pas à compter le nombre de tasses cassées par terre. Ce n'était peut-être que lui qui avait mis en désordre la maison jusqu'au paillasson. Elle souffla un bon coup, toujours assez remuée, et entreprit de lancer divers Reparo pour tout remettre dans l'ordre. Jusqu'à ce que son regard se pose sur une enveloppe qui n'était pas là ce matin, quand elle était partie. Il y avait son nom écrit dessus, d'une écriture élégante qu'elle reconnut instantanément. Des frissons la parcoururent et des larmes lui montèrent aux yeux. Elle n'osa même pas décacheter la lettre pour la lire. Son premier réflexe fut plutôt d'attraper un bout de parchemin et une plume. Elle avait besoin d'aide. Elle avait besoin d'elle. Catherine, j'ai besoin de ton aide. C'est assez urgent, je crois que quelqu'un est entré dans mon appartement. Je sais que je peux compter sur toi. Eurydice. Elle ne détailla pas plus. Elle savait que la Spinnet viendrait, elle le sentait. Elle donna le mot à son hibou et, tremblante, posa à nouveau son regard sur la lettre qu'elle ne voulait pas ouvrir seule. Elle venait d'Aristide, son ex-fiancé, cela ne faisait aucun doute. |
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PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 14/11/2023 à 18:30:50
La soirée venait tout juste de se terminer. Catherine n'avait pas voulu le faire, mais elle avait senti que c'était le moment. Le moment de quitter la femme qui l'attirait tant. Ironiquement, la vraie raison de son départ, c'était que la professeure avait du mal à se contrôler. Elle avait qu'une envie : embrasser la femme devant elle. Ce qui ne se faisait pas lors d'un premier rendez-vous et surtout après tout ce qui c'était dit. La Spector voulait prendre son temps et la Québécoise allait respecter tout cela. Quitte à justement quitter cette petite bulle si douce qui s'était installer au fil de la conversation. Au fil des confidences. Après s'être levé et approché de la Serdaigle et vu la réaction d'Eurydice au contact de ses lèvres, la Directrice adjointe en était certaine. Elles allaient se revoir et les parole de l'Écossaise lui confirma. Jetant un dernier regard à cette magnifique femme, la Spinnet quitta les lieux. Un large sourire s'affichant sur ses lèvres. Elle était amoureuse. ~~
Cela faisait déjà quelques jours que Catherine avait laissée Eurydice dans ce petit bar. Quelques jours qu'elle était sur un petit nuage. Elle pensait aux yeux noisettes de la jeune femme. La douceur de sa peau et sa voix. Douce, chantante. Juste à y penser, elle en avait des frissons. Installée à son bureau, rêveuse, la professeure corrigeait quelques copies, dans sa robe de cours. Oui, aujourd'hui il allait y avoir un peu de carnage. Les premières année allaient apprendre le Mucus ad Nauseam. Rien de très ragoûtant, mais les erreurs et les incidents étaient courant lors de ce cours. Corrigeant doucement, plongeant sa plume dans l'encrier en silence à chaque copie, la Directrice adjointe ne se rendait même pas compte de ce qu'elle faisait. C'était tout simplement automatique. Ce qui lui permettait de penser à la Spector. Hors du bureau, en contre-bas, son adjoint préparait la classe pour la venu des morveux. Tout était normal. Catherine hésitait même à écrire à Eurydice, car l'attente d'une prochaine rencontre devenait insoutenable. Quand un hibou vint frapper à sa fenêtre. Se levant dans un geste élégant, la Québécoise ouvrit la fenêtre et tendit la main vers le volatile, attrapant le petit mot qui n'avait même pas d'enveloppe. D'un geste lent, au cas où ce mot était une mauvaise blague, la jeune femme reconnu l'écriture presque immédiatement. Une écriture qui respirait la douceur de sa propriétaire. Toutefois, ce qui était inscrit n'avait rien de doux. C'était plutôt inquiétant. Ne prenant même pas le temps de changer, la Spinnet fourra la missive dans une de ses poches. Elle sortit en coup de vent de son bureau, lançant une excuse bidon pour expliquer son absence à son Erwan. Elle traversa tous les couloirs, maudissant sa patronne d'avoir gardé l'interdiction du transplanage sur le domaine de Poudlard, jusqu'à ce qu'elle arrive enfin à Pré-au-Lard. Où était l'appartement d'Eurydice ? La Québécoise ne le savait pas, mais elle suivit son instinct. Jusqu'à arriver devant un bâtiment. Quelque chose lui disait que c'était à cet endroit. Elle poussa la porte d'entrée et monta doucement les escaliers. La peur la gagnait. Elle détestait cette sensation de ne pas avoir le contrôle, mais surtout de ne pas savoir si la Spector était en sécurité. Savoir ce qui c'était produit dans cet appartement. Puis, en arrivant au haut d'un des escaliers, Catherine comprit qu'elle était au bon endroit. Une porte était entre-ouverte, ne laissant présager rien de bon. La professeure avança doucement, sortant sa baguette. Elle poussa le battant sans un bruit, quand elle l'a vit devant elle. Désemparée. Toutes ces émotions, la brune les ressentait, grâce à son pouvoir de Legilimens. Elle n'avait même pas besoin de lancer le sortilège. C'était comme une connexion entre elles. Ce qui était assez perturbant. En entrant dans l'appartement, la Spinnet rangea sa baguette et se dirigea vers Eurydice et sans même réfléchir ou demander quoi que ce soit, elle pris la femme dans ses bras, l'enveloppant. CATHERINE : Qu'est-ce qui se passe Eurydice... Dis-moi. Le vouvoiement venait de disparaître. L'ancienne aiglonne colla sa joue contre celle de la Spector. Elle avait eu si peur que quelque chose de grave. De monstrueux soit arrivé. C'était peut-être le cas. Seule la femme qu'elle voulait déjà tant protéger, qui se retrouvait dans ses bras, pouvait lui dire.
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PJS de Romie Keffer |
Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 14/11/2023 à 21:39:46 Le temps avait été comme suspendu depuis le moment où Eurydice avait envoyé son appel à l'aide à Catherine. Elle s'était retrouvée comme pétrifiée devant la lettre, incapable de dire un mot ou de faire un geste. Même l'esprit frappeur semblait s'être calmé. Un étrange silence régnait dans l'appartement. Si bien qu'elle entendit très distinctement le grincement de la porte qui s'ouvre. La Spector sursauta, tirée de sa stupeur, prête à réagir si c'était lui qui revenait. Mais c'était Catherine. Elle était venue si vite. Elle était venue pour elle. Eurydice sentit son coeur s'accélérer en la voyant entrer. Elle fit un pas vers elle et se retrouva enveloppée dans ses bras en un rien de temps. A l'abri, au chaud dans ses bras. Elle était soulagée de la voir. Elle aurait été tentée de tout cacher à n'importe qui d'autre. Mais elle sentait qu'elle pouvait faire confiance à la directrice adjointe. Elle s'accrocha à elle un moment, sans savoir vraiment quoi lui dire, le coeur battant, la peur au ventre. Elle finit par se reculer d'un pas, se détachant de Catherine à regret. Elle se passa une main sur le front, inquiète. Je vais bien, dit-elle pour rassurer la Spinnet. Je n'ai rien... C'est ... Elle s'interrompit. Son regard quitta les yeux profondément verts de Catherine pour se poser sur l'enveloppe qu'elle tenait encore serrée dans sa main. Il fallait qu'elle réussisse à l'ouvrir, qu'elle sache ce qu'il lui voulait après tout ce temps, après tout le mal qu'il lui avait fait. Un frisson la parcourut. Ses yeux croisèrent de nouveau ceux de Catherine, comme par inadvertance. Elle leva légèrement la lettre pour lui montrer. Ma porte était ouverte et ça n'y était pas quand je suis partie ce matin. Je pense savoir d'où elle vient. Et c'est ça qui me fait peur ... Eurydice n'arrivait pas très bien à aller au bout de ses phrases. Elle préféra s'éloigner de quelque pas, s'approchant de sa fenêtre, pour décacheter la lettre, comme si elle ne voulait pas que la Spinnet ne voie trop clairement son malaise. Mais ça la rassurait qu'elle soit là, tout près, pendant qu'elle affrontait cette lecture.
Sa lecture finie, Eurydice jeta la lettre sur le rebord de sa fenêtre, prise d'un profond dégoût. |
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PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 15/11/2023 à 03:52:46
C'était presque surnaturel, cette sensation qui gagnait Catherine depuis la lecture du petite mot que lui avait envoyée Eurydice. Quelque chose en elle la portait, l'avait amené sans aucun détour dans cet appartement. La jeune femme n'avait même pas jeté un œil à la décoration, à la disposition de l'endroit. Elle n'avait d'yeux que pour l'Écossaise. Une autre chose qui rendait la situation surnaturelle... Sans même demander ou réfléchir, la professeure c'était tout de suite dirigée vers la Spector pour la prendre dans ses bras. Ce geste qu'elle aurait tant voulu poser lors de leur rencontre au petit bar. Ce contact si réconfortant, si fort. Sentir Eurydice dans ses bras lui procurait une sorte d'euphorie. Son cœur battait la chamade durant tout le contact. Elle voulait protéger la Directrice de maison. Elle voulait lui éviter tous les maux possible. Eurydice se recula doucement, brisant ce contact si naturel entre elle. La jeune femme tenta d'expliquer ce qui se passait. Pourquoi tout ce branle bas de combat et malgré le peu de mot utilisé par l'Écossaise, la Spinnet comprit. Quelqu'un était entrée chez elle lorsqu'elle était absente. La Directrice adjointe fronça des sourcils, pensive, avant de voir la femme qui hantait ses pensées depuis quelques jours s'éloigner un peu plus pour lui tourner le dos. La fameuse lettre à la main. Catherine laissa tout l'espace à la Spector, restant en retrait, attendant. Ce qui ne l'empêchait pas de mettre toute son attention sur elle. Ce qui lui permit, sans grand effort, de comprendre que qui que soit la personne qui avait envoyé cette lettre, Eurydice était partagée entre la peur et la rage. Ce qui se confirma lorsque la Directrice de Serdaigle jeta la missive sur le bord de la fenêtre. La professeure s'approcha de quelques pas, avant de poser sa main, délicatement, sur le bras de la femme qu'elle aimait. Tous les gestes de la Québécoise était doux, sans pression. Elle était juste là, prête à toute éventualité. CATHERINE : Eurydice... Je suis là, dit-elle posément. De qui est cette lettre ? Qu'est-ce qu'on te veut ? Tous dans les gestes et la voix de Catherine n'était que douceur, mais une flamme venait tout juste de s'allumer en elle. Cette flamme qui l'amenait bien souvent à franchir les limites de l'acceptable. Surtout quand il était question des gens qu'elle aimait. Eurydice en faisait partie et la Québécoise était prête à tout pour venger cette dernièrement.
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PJS de Romie Keffer |
Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 17/11/2023 à 22:43:42 En sentant Catherine se rapprocher d'elle et poser sur son bras, Eurydice sentit qu'elle s'apaisait un peu. Elle était toujours à fleur de peau, mais elle savait au moins qu'elle n'était pas seule. Elle tourna ses yeux noisette vers ceux de la Spinnet. C'était une certitude. Elle n'en doutait pas et ça lui réchauffait l'âme entièrement, Catherine allait être là pour elle, quoiqu'il arrive. L'Ecossaise attrapa doucement la main de Catherine et la serra un peu pour s'y raccrocher. Elle aurait voulu accompagner ce geste d'un sourire un peu rassurant mais elle n'y arriva pas vraiment. Les mots d'Aristide n'arrêtaient pas de s'emmêler dans son esprit. Il voulait la revoir. Après avoir brisé sa vie en tellement de morceaux qu'elle avait dû tout reconstruire, comment pouvait-il ne serait-ce que l'espérer ? Et comment pouvait-elle tout expliquer à Catherine ? Disons que, pour t'expliquer brièvement, et tu pourras me poser toutes les questions que tu veux ensuite, c'était mon fiancé. Aristide de Montrouge. C'était un jeune chercheur brillant, qui commençait à être renommé, je l'aurais suivi au bout du monde. Eurydice s'arrêta un instant, sentant les larmes lui monter aux yeux. Tout cela ravivait trop de souvenirs, de déceptions, tout ce fond de désespoir qu'elle s'était efforcée d'enterrer profondément dans son coeur pour reconstruire par dessus. Elle évita un instant le regard de Catherine presque honteuse de se retrouver encore si touchée face à elle. On était un couple parfaitement idéal. Je l'avais toujours cru. Jusqu'à ce que ... Sa voix se brisa, laissant en suspens sa phrase. Elle serra encore un peu plus fort la main de la directrice adjointe, jusqu'à risque de lui faire mal. Alors qu'on était tous les deux professeurs à Beauxbâtons, il s'amusait à séduire de jeunes étudiantes dans mon dos. J'étais certainement la seule à ne pas le savoir. Mais il a bien fallu qu'un jour je le prenne sur le fait. Elle était tout juste majeure, ça me révulse encore ... J'ai tout fait à ce moment là pour qu'il se passe quelque chose, le faire virer, je ne sais pas ... Eurydice laissa son regard s'enfuir vers la fenêtre, dans le vide. Elle avait perdu ce combat à l'époque contre lui. Lui, les étudiants, l'administration, tout le monde lui avait mené la vie dure à elle. On lui avait gentiment fait comprendre qu'elle n'était plus la bienvenue. Sous la langue, elle avait encore le goût amer de la défaite. Comme tu le vois, dit-elle en se tournant à nouveau vers Catherine, un petit sourire las aux lèvres, c'est moi qui suis là et lui qui est resté à Beauxbâtons. Voilà pour le contexte, soupira-t-elle d'une voix tremblante. Mais pourquoi revient-il me hanter sans cesse ? Pourquoi ne me laisse-t-il pas continuer à vivre sans lui ? Des larmes coulaient sur les joues de la Spector. Des digues lâchaient. Elle lâcha la main de Catherine pour plonger dans ses bras, se serrer toute entière contre elle. Un moyen de se cacher, de sentir au plus près sa présence rassurante, son parfum dans son cou. Tant de choses nouvelles qu'elle aurait voulu explorer en douceur, pas dans cet état déplorable et profondément vulnérable. Et son passé, sans cesse, revenait pourtant se mettre sur le chemin de sa guérison. |
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PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 18/11/2023 à 17:33:45
Un petit contact. C'était tout ce qu'elle avait eu à faire et Eurydice lui raconta ce qui se passait. Catherine écoutait attentivement chaque mot, chaque phrase. Elle sentait toute la tristesse dans la voix et le visage de celle qui pourtant, il y avait quelques jours, lui avait donner le sourire. Plus la Spector racontait son passé, sa relation, la place qu'avait pris la personne qui lui avait fait envoyer cette lettre et surtout ce qu'il lui avait fait subir, les émotions changea chez la professeure. Cette peur qui l'avait envahie en découvrant la jeune femme seule dans son appartement après le petit mot succint avait fait place à la colère. À la rage. Pas envers l'Écossaise. Non. Envers ce Aristide. Catherine accueillie Eurydice dans ses bras, tout naturellement. Pendant un instant, elle oublia le feu qui brûlait en elle et laissa la tendresse, la douceur prendre place. Elle allait avoir le temps de s'occuper d'Aristide plus tard. Elle entoura les épaules de la Directrice de maison de ses bras, sentant son souffle chaud contre son cou. Elle porta une main derrière la tête de la Spector et laissa un soupir s'échapper de ses lèvres. CATHERINE : Et que veut-il de ta part ? Pourquoi il t'écrit maintenant ? Eurydice avait payée chèrement sa dénonciation et il ne semblait pas vouloir la laisser tranquille. Elle semblait s'être reconstruit. Leur rencontre en était peut-être la preuve et lui ? Il venait s'imposer. La Spector était toujours dans ses bras. Catherine ne voulait pas la lâcher. Elle sentait le besoin qu'avait la jeune femme de se sentir soutenue et la Spinnet voulait justement remplir ce rôle. La Québécoise caressait les cheveux de la femme, qui laissaient échapper une odeur subtile de violette, quand elle repoussa doucement cette dernière pour voir son doux visage. Les larmes coulaient toujours et dans un geste délicat, amoureux, Catherine passa ses pouces sur les joues rougies de la femme qui la faisait revivre. Tout en affichant un léger sourire encourageant et en plongeant son regard émeraude remplie de douceur dans celui d'Eurydice. CATHERINE : Il y a au moins une chose de bien dans tout cela... Notre rencontre. Je suis là et je ne te laisserai jamais, Eurydice, dit-elle en encadrant de ses mains le magnifique visage de la Spector. Elle ne la laisserais jamais. S'en était une certitude.
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 19/11/2023 à 13:18:57 Des vagues de larmes venaient se poser au bord des yeux d'Eurydice et écumaient sans doute un peu l'épaule de Catherine. Mais la sorcière avait besoin de se libérer de cette charge qui pesait sur ses épaules. La colère, la peur, ces soudaines émotions d'une intensité rare. Elle qui savait si bien contrôler ces émotions en temps normal, les voilà qui dévalaient en sanglots de ses paupières. Catherine, patiente et douce, les épongeait du bout des doigts. Eurydice leva ses yeux vers les siens et reprit sa respiration. Les mots avaient du mal à sortir, elle se mordit les lèvres pour se forcer à se concentrer sur sa réponse. Il est en Angleterre. Il veut me voir. Elle n'avait certainement pas besoin d'ajouter qu'elle n'en avait aucune envie. Elle était prête à tout pour ne plus jamais le revoir. Jusqu'à lui renvoyer sa bague par hibou s'il voulait, même si elle valait une fortune et qu'elle préférait la savoir chez elle que chez cette harpie qui lui servait de mère. Mais si ce n'était que ça, il ne lui demanderait pas de la rencontrer. Il y avait autre chose. Elle n'arrivait pas à avoir les idées assez claires pour essayer de comprendre quoi. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle aurait préféré qu'il se fasse oublier à jamais. Elle aurait préféré n'avoir à penser qu'aux yeux de Catherine, si proches. Elle se rapprocha doucement, jusqu'à ce que leurs fronts se touchent presque. Fermant les yeux, qui commençaient à s'assécher, elle lui dit dans un murmure : Merci Catherine. Merci d'être venue si vite. Je ... La directrice de maison rouvrit les yeux. Happée par ce vert profond, elle se sentit vaciller un instant. Je ne voudrais pas être seule s'il revient. Je veux que tu sois là. Je veux que tu restes avec moi. Ses yeux le disaient à sa place. |
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PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 20/11/2023 à 19:11:01 - Modifié : 20/11/2023 à 19:33:20
Aussi étonnant que cela pouvait l'être, Catherine voulait protéger Eurydice de tout ce qui pouvait la bouleverser. À commencer par ce Aristide. Était-ce cet amour qui la gagnait peu à peu qui lui faisait cet effet ? Sûrement. Elle n'avait pas ressentie cela depuis longtemps. Elle n'avait pas trouvé quelqu'un comme la Spector depuis longtemps. Une personne qui hantait ses pensées à toute heure du jour comme de la nuit. Une personne qui faisait battre son cœur comme jamais. Cela n'était jamais arrivée depuis des années. Pendant cet instant où leurs yeux se croisaient, se scrutaient, l'Écossaise trouva la force de répondre aux questions de la professeure. Un sursaut de rage grondait dans le ventre de cette dernière en sachant que cet homme, ce Aristide, venait tourmenter Eurydice et qu'il tenait à la voir. Pourquoi ? Même Eurydice ne semblait pas savoir. Surtout que c'était lui le fautif dans toute cette histoire. Lui, qui avait détruit la vie de la Spector en mille morceaux. CATHERINE : Ne t'en fais pas. Ne pense plus à lui. Une phrase simple qui n'était pas toujours facile d'appliquer dans ce genre de circonstances, mais Catherine allait en faire un devoir. Eurydice méritait qu'on s'occupe d'elle. Qu'on l'aime. Et c'était en plein ce que la Québécoise souhaitait montrer à la jeune femme. La Spinnet ne pouvait dire ce qu'elle allait faire, car Eurydice ne semblait pas du tout au courant de cette partie sombre des rumeurs, mais la Directrice adjointe allait se charger personnellement de ce Aristide. Il ne viendrait plus jamais tourmenter l'Écossaise. Jamais. La professeure allait ajouter quelque chose quand elle vit le visage d'Eurydice se rapprocher du sien. Le souffle coupée par cette proximité, Catherine fixait les lèvres de la jeune femme, pendant que cette dernière parlait. La Spinnet n'entendait pas les paroles de la douce femme devant elle, tellement son cœur battait la chamade. Son corps était parcouru de frissons quand leurs regards se croisèrent à nouveau. Si Catherine c'était toujours contrôlée pour le moment, elle n'était pas certaine qu'elle tiendrait longtemps. CATHERINE : Il ne reviendra plus jamais, Eurydice, dit-elle le souffle coupé. Se mordant la lèvre inférieure, la Spinnet rapprocha un peu plus son visage vers celui de l'Écossaise. Elle pouvait sentir le souffle chaud de la brune sur ses lèvres. Puis, Catherine effaça les quelques millimètres qui séparaient ses lèvres de celles d'Eurydice, les déposant légèrement, doucement, pour l'embrasser tendrement pendant quelques instants. Avant de se reculer lentement, les joues rougies par la gêne. Le ventre rempli de papillons. CATHERINE : Pardonne-moi, je... J'attendais ce moment depuis si longtemps.
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PJS de Romie Keffer |
Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 26/11/2023 à 19:20:41 Eurydice se noyait facilement dans le regard de Catherine Spinnet. Le souffle de sa voix l'enveloppait et elle oublia l'espace d'un instant le sens de tout cela, de la réalité, de ce qui les avait mené là. Et Catherine réduisit l'espace qui les séparait encore à néant. Ses lèvres l'effleurèrent, douces, se posèrent sur les siennes. Un éphémère baiser qui lui donna l'impression que, dans cet instant suspendu, une flèche se planta dans son coeur, qu'il s'était arrêté de battre pour pouvoir repartir de plus belle. Quand Catherine se détacha d'elle, la Spector ne lui laissa même pas le temps d'aller au bout de sa phrase. Elle posa sa main sur sa joue, la fit glisser doucement jusqu'à ses cheveux et l'attira à elle. Ce premier baiser lui avait semblé trop court. Elle le prolongea sans hésitation, retrouvant le contact chaud de ses lèvres. Cela faisait une éternité qu'elle n'avait pas ressenti ça, qu'elle ne s'était pas laissée envahir par ses émotions ainsi. Elle avait envie de s'accrocher à la sorcière aux yeux verts, de plonger avec elle et ne plus remonter à la surface. Mais soudain un bruit de fracas se fit entendre dans l'appartement. Le corps d'Eurydice se glaça. Elle se détacha de Catherine en un fragment de seconde et sa baguette se retrouva dans sa main, levée, prête à agir. Elle avait voulu tout oublier l'espace d'un instant et la réalité lui revenait en pleine figure. Avaient-elles vérifié que toutes les pièces étaient vides ? Le doute s'installa dans l'esprit de la directrice de Serdaigle. Elle jeta un coup d'oeil légèrement embarrassé à Catherine et s'éloigna d'elle pour faire quelques pas dans la pièce. Elle appela, d'une voix inquiète : Achille ? C'est toi ? Son coeur se serra. Elle espérait vraiment que c'était seulement son esprit frappeur, qui ne s'était jamais remis d'un chagrin d'amour, qui voulait se faire remarquer et les déranger. |
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PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 26/11/2023 à 23:01:02 - Modifié : 26/11/2023 à 23:09:47
Ce sentiment de bien-être faisait un bien fou. Catherine ne s'était jamais aussi bien sentie. Elle avait l'impression d'être là où elle devait être : devant Eurydice, lui partageant son amour, son envie. Son désir. Malgré tout, elle fut gênée par son geste. Elle avait toujours peur de froisser la Spector. Elle la respectait énormément et elle était consciente que ce baiser pourrait la mettre mal à l'aise, mais ce n'est pas ce qui se produisit. La professeure venait tout juste de se détacher de l'Écossaise, avec regret, lui demandant de l'excuser, quand Eurydice posa sa main sur sa joue. Un contact doux, tendre, qui amena l'ancienne aiglonne à fermer les yeux un instant. Tout se passait au ralenti dans la tête de la Spinnet. Chaque geste, chaque parole, chaque sensation. Elle profitait de ce moment remplie d'affection comme s'il ne se reproduirait plus. Elle n'avait plus ressentit ce genre de sentiment depuis si longtemps. Cette tendresse non plus. Même si la Québécoise n'était pas une enfant de cœur et qu'elle ne s'était pas privé de quelques moments à faire rougir les plus puritains, elle n'avait jamais ressentie ce qu'elle ressentait avec Eurydice. C'était pur. Donc, quand elle sentit la main de la Spector dans ses cheveux, pour la rapprocher d'elle, Catherine eut le souffle coupée. Les émotions étaient si forte, que sous ses paupières, les larmes commençaient à poindre. Les feux d'artifices éclataient dans son cœur. Ses lèvres rejoignirent sans contrainte celles de la Spector, pour échanger un nouveau baiser. Encore plus doux, encore plus amoureux. Elle plongea à son tour une mains dans les cheveux de l'Écossaise, se collant à son corps chaud. Elle la désirait. Catherine allait poser son autre main dans le bas du dos de la jeune femme, quand un bruit se fit entendre. Un bruit qui les amena à se détacher rapidement. Le cerveau endormie par ce qui venait de se produire, la Directrice adjointe n'eut pas le réflexe de sortir sa baguette, avant de voir la Spector le faire. Surtout, avant de sentir l'embarras chez celle qu'elle aimait. L'inquiétude s'entendit également dans la voix de la bleue et bronze, ce qui mis la puce à l'oreille de la Spinnet, qui à son tour sortie sa baguette. La Directrice de maison s'éloignait, faisant quelques pas dans l'endroit, pendant que Catherine se retourna pour fermer la porte de l'appartement, quand un cri rauque vint envahir l'appartement. Un homme vint se jeter sur la Spector, sans crier gare. Un homme tout vêtu de noir, qui était apparemment resté tapis dans un coin, qui avait attendue qu'elles soient trop concentrée pour se rendre compte de sa présence et quitter les lieux, mais non. Il avait commis une petite erreur. Si la Spinnet avait été un peu lente à la détente, cette fois-ci ce fut tout le contraire. Baguette à la main, sans aucune hésitation, elle lança un Sortilège de désarmement sur la main de l'homme qui empoignait celle qu'elle aimait. Puis froidement, elle lança avec adresse un sortilège de découpe qui entailla la peau de la joue droite de l'homme et le tendon de son poignet gauche. Le regard vert de Catherine, qui était quelques instants auparavant si affectueux, était devenu d'un vert plus sombre. Elle n'avait qu'une chose en tête : protéger Eurydice. La rage sourde se lisait sur les traits de son visage, quand elle leva sa baguette pour donner le coup final. CATHERINE : En-DO...
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 27/11/2023 à 00:05:51 Tous ses sens étaient en alerte. Elle avait ressenti des frissons doux et légèrement excitants quelques secondes auparavant et la voilà qui sentait ses poils se hérisser de peur. Elle aurait dû réagir. Elle était prête à réagir. Mais la surprise fut redoublée. Alors qu'elle observait du coin de l'oeil Catherine fermer la porte, elle ne vit pas l'ombre qui se glissait à travers l'entrebâillement de sa porte de chambre. Elle ne sentit que le choc d'un corps se jetant sur elle violemment. Et le cri, elle ne se rendit compte qu'après que le cri annonçait le choc. Sonnée, Eurydice se recroquevilla légèrement sur elle-même, pour se protéger. Elle ne pouvait pas voir le visage de l'homme. Elle était incapable de crier ou de faire le moindre geste. Il avait plongé sur elle, lui avait bloqué ses bras, l'enserrait. Sa poigne forte pressait ses doigts pour qu'elle lâche sa baguette. La seule chose qu'elle pouvait faire, c'était de s'y accrocher de toutes ses forces. Mais dans la position où elle était, elle ne pouvait pas faire grand-chose d'autre. Ah ..., grogna l'homme à son oreille. Comme on se retrouve, Eurydice. Eurydice ne put empêcher les larmes de dévaler ses joues. Elle le reconnut à sa voix. Une voix empreinte d'une rage qui était assez inhabituelle chez lui. Si son étreinte la tétanisait, sa voix brisait toutes ses digues. Ses quelques mots la propulsèrent avec violence des années en arrière. Où est-elle ? chuchota-t-il, agacé. Où l'as-tu ...? C'est alors qu'Eurydice sentit la pression se relâcher quelque peu. Elle réalisa que Catherine l'avait désarmé et que sa baguette s'abattait déjà à nouveau, blessant son agresseur au visage. Il poussa un grognement qui fit presque sursauter Eurydice. Elle leva les yeux vers la Spinnet. Son regard tendre s'était envolé et, autant qu'elle pouvait le voir à travers ses cheveux mis en désordre et son rideau de larmes, Eurydice sentit en elle une rage froide très puissante, qui lui aurait certainement fait peur dans un autre contexte. L'Ecossaise profita de la douleur de l'homme pour se dégager, lui assénant un coup de coude désespéré dans les côtes. C'est à ce moment là que son doute se confirma. Maintenant qu'elle pouvait voir son visage, même écorché, elle savait qui il était et pourquoi il venait. Elle allait elle-même lever sa baguette quand elle vit du coin de l'oeil Catherine brandir la sienne sans hésiter et commencer à prononcer une formule qui l'horrifia. Elle poussa un cri pour l'arrêter avant qu'elle ne fasse une erreur. NON ! Catherine, ne fait pas ça ! s'écria-t-elle d'un ton angoissé. Ce n'est pas lui ! Elle regarda à nouveau l'homme en noir et, tout en le gardant en joue avec sa baguette, ajouta d'une voix sombre : C'est son frère, Augustin. Il était plus grand qu'Aristide et avait les cheveux et les yeux légèrement plus sombres. Mais la ressemblance entre les deux frappa la jeune sorcière plus que jamais. Elle sentait son coeur battre à toute allure et ça n'avait plus grand-chose à voir avec son tendre baiser avec Catherine. Toujours à jouer les larbins pour Aristide, à ce que je vois, persifla-t-elle. Quelle délicieuse famille ... |
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 27/11/2023 à 03:43:27
CATHERINE : En-DO... Elle ne termina pas la prononciation du maléfice. La voix d'Eurydice la stoppa net dans son geste, dans ses paroles. La peur s'entendait dans la voix de cette dernière. Ce qui fouetta la Québécoise. Catherine laissa sa baguette pointée vers cet homme, le visage toujours fermé, froid, mais se rendait pleinement compte de l'acte qu'elle était sur le point de poser, sans réfléchir. Devant elle. Devant celle qu'elle aimait. Il n'était maintenant qu'une question de temps avant que la Spector se rende compte, du moins comprenne, qui elle était réellement. En partie. Qu'elle comprenne que les rumeurs étaient peut-être vraies. Son regard toujours aussi sombre, la professeure écouta les paroles de l'Écossaise, se calmant légèrement. Elle était loin de ce sentiment d'excitation vécu quelques instants plus tôt. Son cœur ne palpitait plus. C'était à peine s'il battait vraiment, tellement l'ancienne aiglonne était concentrée sur cet homme. Elle se refermait sur elle-même. Avec pour seul objectif : faire sortir cet homme de l'appartement. Dénuée de tout sentiment, la Spinnet tenait sa baguette si serrée dans sa main que le bois s'imprimait dans sa paume. Elle attendait qu'un mot de la part d'Eurydice. Elle attendait qu'un geste de cet homme pour lui faire regretter de s'être introduit dans cet appartement, toute son attention étant sur lui. La mâchoire crispée, la jeune femme prit enfin la parole, d'une voix sèche et froide. CATHERINE : Il veut quoi ? Qui cherche-t-il ? La patience n'étant pas l'une de ses meilleures qualités, Catherine s'avançait vers l'homme en passant rapidement au côté d'Eurydice, toujours la baguette parée. Jusqu'à venir poser la pointe de cette dernière sous le menton de cet Augustin. Elle cachait à peine la rage qui la consumait. C'était peut-être mieux ainsi. La Spector allait voir qui elle était vraiment, avant d'aller plus loin si relation il allait y avoir. CATHERINE : Pourquoi il t'envoie ? dit-elle entre ses dents, avant de se pencher et d'attraper l'homme par le col de son manteau, en le secouant. PARLE ! Parce que je ne me contenterai pas seulement de simples coupures....
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 27/11/2023 à 22:27:00 Il aurait été son beau-frère, si tout s'était bien passé. Et le voilà face à deux femmes en colère. Eurydice posa son regard un instant sur Catherine. Ses muscles semblaient tous tendus et son visage s'était durci. La Spector était trop bouleversée pour s'en inquiéter. La force de la directrice adjointe, sa puissante et sa rage irradiaient. Eurydice avait l'impression qu'il n'y avait pas de plus sûr bouclier qu'elle, qu'elle ne risquait rien à ses côtés. Augustin ne lui faisait pas peur, ou, du moins, moins peur que si ça avait été Aristide. Et elle ne lui donnerait pas ce qu'il voulait, ni à lui, ni à son frère. Elle le fixait, muette, le regardant de haut en bas avec un certain mépris. Eurydice n'eut pas le temps de répondre à Catherine qu'elle attrapait déjà Augustin pour l'interroger d'un peu plus près. Elle martelait ses questions, menaçante. L'Ecossaise esquissa un petit sourire, remerciant intérieurement de se dresser ainsi entre elle et lui. Doucement, elle s'approcha. Augustin semblait renoncer à se débattre. Il avait beau être un sorcier respectable, il connaissait ses limites et il ne connaissait sans doute pas bien celles de la sorcière qui le tenait en joue. Il fit une petite grimace. Eurydice croisa son regard. Je veux juste quelque chose qui appartient à ma famille, éructa-t-il. Ma bague de fiançailles, compléta Eurydice le souffle court. Très belle et très précieuse. D'une magie ancienne et puissante, surtout. Comprenez, tenta-t-il en s'adressant à Catherine, que puisque Spector a brisé ses fiançailles, garder la bague de ma mère revient à du vol. Je ne veux rien de plus. Rien de plus, Eurydice en doutait. Aristide avait insisté pour la voir dans sa lettre. Ce n'était certainement pas pour quelque chose que son frère comptait récupérer par lui-même. Elle lui aurait peut-être rendu la bague si personne ne s'était introduit chez elle pour l'intimider. Elle avait déjà failli la jeter en quittant la France, elle pouvait s'en séparer, même si la garder précieusement à l'abri permettait d'en priver une famille qui ne méritait plus ce rubis à ses yeux. Magnifique pierre qui se teintait d'une couleur sombre quand son porteur était en danger. Eurydice arriva à la hauteur de Catherine et posa doucement une main sur son épaule. Ce contact lui redonna un peu plus de contenance. D'un ton dur, elle mit fin aux espoirs d'Augustin de Montrouge : Tu vas passer un message à ton frère et à ta mère. Que ce soit clair, il n'aura pas la bague. Il n'aura rien de moi. Je ne veux plus jamais entendre parler de lui. Qu'il sache que je ne suis pas seule à présent. Elle avait dit cela sans trembler mais elle ne put retenir ses doigts de presser un peu plus l'épaule de la Spinnet. Elle avait besoin de s'y accrocher. |
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 28/11/2023 à 03:35:59 - Modifié : 28/11/2023 à 04:51:07
C'était un miracle que cet homme soit encore debout et surtout apte à parler. Si Eurydice n'avait pas été là, Catherine n'était pas certaine qu'elle aurait laisser cet Augustin s'en sortir si facilement. Juste pour lancer un message assez puissant à toute cette famille d'aristocrates qui semblait croire que tout leur était permis. C'était une chose que détestait profondément la professeure. Elle n'avait pas à rougir de son ascendance, étant de sang-pur. Toutefois, même dans sa famille, l'Organisation, personne n'agissait ainsi. Quoi que la Québécoise ne le voyait peut-être tout simplement plus, tellement elle était habituée à cet univers. Cependant, de voir cet homme se permettre d'entrer et d'attaquer la Spector pour une histoire de bague, l'ancienne aiglonne croyait rêver. Jusqu'à ce que tous les morceaux du puzzle se mettent en place. Une bague avec des propriétés puissante et issue de la magie ancienne. Camille ne devait pas savoir. Toujours la main crispée autour du col du de Montrouge, la Spinnet fut sortie de ses pensées quand ce dernier s'adressa à elle, ce qui la fit légèrement sursauté. En entendant les accusations qu'il portait envers Eurydice, la Directrice adjointe appuya un peu plus sa baguette sur la peau de l'homme, grinçant des dents. CATHERINE : Tu oses accuser Eurydice de vol ? siffla-t-elle entre ses dents. Elle avait qu'une seule envie : le faire taire. Elle était tendue, prête à tout pour l'anéantir en cet instant. Seule la présence de l'Écossaise l'empêchait de passer à l'acte. L'empêchait de montrer sa vraie nature. Son sortilège préféré, Sectumpsempra, lui brûlait les lèvres, quand elle sentit la main d'Eurydice sur son épaule. Elle devait sentir la crispation de tous ses muscles. Son envie aussi de passer à l'acte, mais la professeure se calma. D'entendre le ton de la voix de celle qu'elle aimait, aussi improbable que cela pouvait l'être, l'apaisait. Cela montrait simplement qu'elle l'appuyait dans sa démarche et... qu'elle n'avait pas peur d'elle. Puis cette phrase, ses doigts qui pressaient son épaule. Le cœur de la Spinnet manqua un battement. Elle jeta même un petit coup d’œil à la Spector, un très léger sourire sur les lèvres. Lâchant le col de l'homme, Catherine tenait tout de même en joue celui-ci, avant de reprendre d'un ton dur et sans équivoque. CATHERINE : Disparaît et transmet bien le message d'Eurydice à... Aristide, cracha-t-elle. Augustin ne se fit pas prier. Dans un craquement sonore, il disparut de l'appartement. Le silence reprit ses droits. Cela prit quelques instants avant que Catherine se détende, retrouve une posture qui n'avait rien à voir avec cette position offensive. Elle n'osa pas se tourner vers la Spector, prenant conscience de ce qu'elle avait fait, de ce qu'elle avait montré de sa personnalité. Elle fit dos à Eurydice, face à l'entrée de la chambre et baissa la tête, les épaules totalement relâchées. Elle avait honte, mais surtout peur de ce que l'Écossaise pouvait penser. C'était la raison pour laquelle elle prit les devants, d'une voix calme et lasse. CATHERINE : Je suis désolée Eurydice... Je comprendrais si... Les derniers mots n'osaient pas passer ses lèvres. Elle était impuissante face à sa propre impulsivité. Elle l'avait toujours été. Ce qui lui avait bien souvent créé des ennuis et en cette soirée, elle avait peut-être perdu l'occasion de vivre quelque chose de beau, de merveilleux, avec une personne qu'elle appréciait. Qu'elle aimait.
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 02/12/2023 à 10:54:28 Sur les ordres de Catherine, Augustin avait disparu. Le silence se fit dans l'appartement. Eurydice regarda un instant dans le vide, la peur et l'adrénaline lui avait donné la force de rester debout mais elle avait l'impression qu'elle allait s'effondrer maintenant. Elle retira sa main de l'épaule de Catherine pour se prendre la tête entre les mains. Elle allait avoir besoin d'un mouchoir ou même plusieurs. Son coeur n'arrivait pas à ralentir. Tous ses membres étaient pris de tremblements. La scène repassa sous ses yeux, elle sentait encore la poigne de l'homme sur elle, sa voix chargée de vieux souvenirs. Si Catherine n'avait pas été là ... L'Ecossaisse tourna les yeux vers la Spinnet qui avait pris un peu de distance. Elle ne voyait que son dos, le noir de ses cheveux, sa tête baissée. Elle voulut faire un geste dans sa direction quand elle entendit ses mots. Elle mit quelques instants avant de comprendre pourquoi elle s'excusait et secoua doucement la tête. Son geste se prolongea et elle saisit délicatement sa main dans la sienne. Merci pour tout Catherine, dit-elle le souffle un peu court. Je n'ose pas imaginer ce que ça aurait été si j'avais été seule. Elle savait que la directrice adjointe aurait pu faire une grave erreur. Mais au fond d'elle, Eurydice savait qu'elle ne l'en aurait peut-être pas empêché si ça avait été Aristide en face d'elle. Elle aurait voulu le voir souffrir, pour tout ce qu'elle avait souffert. Augustin ne valait pas grand-chose mais il ne méritait sans doute pas de subir un sortilège impardonnable. Cette partie sombre de Catherine, elle en avait déjà entendu parler, quelque part elle savait. Mais avec elle, juste toutes les deux, la Spinnet n'était pas comme ça. Elle avait suspendu son geste. Il faudrait peut-être qu'elles en parlent un jour. Mais ce soir, dans son appartement dévasté, Eurydice voulait juste garder auprès d'elle sa présence rassurante, avoir quelqu'un pour lui dire que tout irait bien, que le danger était passé et qu'il ne reviendra pas. D'une petite voix, fatiguée mais presque amusée, elle soupira : Il faudra sûrement revoir la sécurité de l'endroit, j'ai comme l'impression qu'on y entre un peu comme dans un moulin. |
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 02/12/2023 à 17:01:58
Face à la chambre, Catherine avait laissé tomber une phrase qui lui brûlait la gorge. Elle n'avait pas envie qu'Eurydice la prenne au mot, mais c'était son droit. Elle venait de voir le pire d'elle-même. Ce côté impulsif, sombre. Ce côté si enragé. Il y avait de quoi faire peur à n'importe qui et c'était possiblement ce qui était survenue avec cet Augustin. La Directrice adjointe était totalement ailleurs, le petit moment tendre avec Eurydice semblait tellement loin. Quand, sans un bruit, la main douce de la Spector se glissa dans la sienne. La Québécoise sursauta imperceptiblement, tournant son visage vers la Directrice de Maison. Son regard vert était redevenu aussi éclatant et surtout, elle vit facilement ce que ressentait sa douce. Se tournant complètement, pour faire face à l'Écossaise, la Spinnet s'approcha tout doucement, laissant quelques centimètres entre-elles, pas plus. Un léger sourire se dessina sur son visage pâle. CATHERINE : Il ne reviendra pas, je te le promets. Sa main serrant celle d'Eurydice, Catherine la leva lentement jusqu'à ses lèvres, pour y déposer un léger baiser. Elle venait de sceller sa promesse. Plus jamais, Augustin ou même Aristide ne viendrait tourmenter la femme qu'elle aimait. Elle allait tout faire pour tenir cette promesse, jusqu'à plonger dans ce qu'elle avait de moins beau en elle. Sa promesse, elle allait la tenir coûte que coûte. Elle ferait tout pour cette femme. Caressant la main de sa douce, à l'endroit où elle avait déposé ses lèvres, la professeure observait les traits de la Spector pendant un instant. La fatigue, la peur, la tristesse se lisaient sur son visage. Elle essayait de le cacher, ça se voyait. C'était comme une bataille qui se jouait sur ses traits, dans ses yeux couleur noisette. Catherine n'avait même pas besoin d'utiliser la Legilimancie pour le voir, pour le comprendre. Même dans sa voix, ça se ressentait. CATHERINE : Si tu veux... je peux rester ici pour la nuit. Je peux prendre le canapé, ce n'est pas un souci, dit-elle d'une voix encourageante. Et t'aider à tout replacer. Puis, être près de toi serait un cadeau inimaginable. C'était les mots que l'ancienne aiglonne aurait voulu dire, mais qu'elle avait tut. Elle avait de la difficulté à croire que malgré tout ce qui venait de se passer, Eurydice lui fasse une petite place dans sa vie. C'est pourquoi, un peu gênée, le rouge lui montant aux joues, comme une adolescente devant son « crush », Catherine plongea son regard dans celui de la Spector. CATHERINE : Quand tu as dit... que tu n'étais pas seule à présent. Tu... ? Malgré toute l'innocence de la question, le cœur de la professeure battait fort dans sa poitrine. Est-ce qu'elle se faisait des idées ? Est-ce qu'Eurydice avait dit cela seulement pour rendre jaloux Aristide ? Ou elle le pensait réellement ? Elles avaient seulement échangé un baiser. Deux dans les faits. Mais était-ce vraiment ce que désirait l'Écossaise ? Tant de question que la Spinnet se posait. Aussi bizarre que cela pouvait paraître. La Québécoise n'avait jamais été très douée en amour. En fait, elle avait souvent tout gâché. Sinon, elle ne s'attachait tout simplement pas à la personne. C'était autre chose avec la Directrice de Maison. Du moins, elle souhaitait que ce soit autre chose, avec la belle Eurydice.
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 29/12/2023 à 22:52:35 Sa main dans la sienne, yeux dans les yeux, Eurydice n'avait pas trop de doutes, elle aurait joint ses lèvres aux siennes si la Spinnet ne l'avait pas devancé. La Directrice de maison esquissa un léger sourire. Elle n'avait aucun doute sur la promesse de Catherine. Cela la tranquillisa un petit peu, de la savoir à ses côtés, bien décidée à ne pas la laisser tomber. Et la Spector savourait cette absence de peur d'abandon. Elle avait l'impression que c'était quelque chose qui l'avait toujours angoissée dans de précédentes relations. Mais pas ce soir. Ce soir, des frissons la traversaient de part en part au rythme des petites caresses de Catherine sur sa main. C'était presque même trop pour son cœur à peine remis des émotions précédentes. Je t'en prie, reste. Sa voix, comme un murmure, tremblait presque d'émotions, de sentiments. Elle n'avait aucune envie que la Directrice adjointe s'en aille. Pas maintenant. Et pas que pour des raisons de sécurité. Elles s'étaient indéniablement rapprochées aujourd'hui et Eurydice n'avait pas envie de lutter contre ses désirs, elle était trop épuisée pour cela, réfléchir à ce qu'on en dirait à Poudlard, à si tout était bien raisonnable, à tout ce qu'elle ne savait pas encore sur la Catherine Spinnet. Alors, en l'entendant lui rappeler ce qu'elle avait dit à Augustin, Eurydice ne détourna pas le regard et un sourire amusé éclaira son visage. J'ai dit cela, moi ? Elle pencha la tête en plissant légèrement les yeux, les joues certainement rougies. Elle prit une mine innocente qui dissimulait mal ce qu'elle en pensait vraiment. Elle s'approcha de son oreille pour ajouter : Peut-être parce que tu étais là et que tu es toujours là. Elle recula un peu pour plonger à nouveau son regard dans les yeux verts de Catherine. Mais dans son angle de vision, elle vit quelque chose se déplacer, un petit sursaut dévia son attention. Ce n'était qu'Achille, qui hantait son appartement et qui s'était décidé à se montrer un peu. Eurydice poussa un petit soupir. Aah, il va falloir quelques petits sortilèges de défense, peut-être trouver une solution pour qu'Achille se tienne tranquille. Et ensuite, je t'interdis de dormir sur le canapé. Elle avait prononcé sa dernière phrase tranquillement, comme si de rien n'était, certaine que la Spinnet n'y trouverait rien à redire. |
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 30/12/2023 à 05:51:12
C'était comme si le temps s'était arrêté. Tout se déroulait comme si elles se connaissaient depuis des lustres et pourtant, cela ne faisait qu'une semaine. Une semaine après cette soirée dans un bar de Londres. Puis, cet appel à l'aide qui avait poussé Catherine a tout laissé derrière elle pour venir chez Eurydice, porté par ses pas, son instinct. Elle avait trouvé l'appartement sans aide extérieur. Elle ne pouvait expliquer comment elle avait fait. Était-ce un des effets du véritable amour ? La professeure ne pouvait le dire. La seule personne qui pouvait lui répondre était celle dont la brune voulait coûte que coûte garder le plus loin possible de la Spector. Du moins, pour le moment. Revenant à la réalité, la Directrice adjointe observait l'Écossaise, plongeant ses yeux plus d'une fois dans les iris couleur noisette. Elle perdait tous ses moyens devant ce regard, c'était indéniable. Elle était prête à tout pour que leurs destins soient liés. Pour que leurs corps fassent plus qu'un. Mais il y avait toujours cette petite crainte d'aller trop vite. De brûler les étapes. De brûler ses ailes. Si elle tentait tant bien que mal de rassurer la Directrice de maison, c'était pour cacher sa propre peur. Celle d'être rejetée. Pourtant, ce n'était pas le cas. La Spinnet caressait toujours la main d'Eurydice, quand cette dernière fit un petit trait d'humour. La Québécoise ne pu s'empêcher de sourire avant que son cœur ait commencé à s'emballer en sentant les lèvres d'Eurydice près de son oreille. Un grand frisson parcouru son corps en entier. La professeure chercha à cacher son état lorsque leurs regards se croisèrent à nouveau. Quelque chose attira rapidement l'attention de la Spector et Catherine suivi son regard, avant de reporter son attention sur la jeune femme devant elle. Était-ce les paroles d'Eurydice qui déclencha le tout ? Car tout se déroula rapidement dans l'esprit de la brune. Sans crier gare, elle déposa un baiser sur les lèvres de la Directrice de maison, se reculant aussi rapidement, surprise par sa propre initiative. Les joues rougit, elle se mordilla pendant un instant la lèvre inférieure, avant de se rapprocher à nouveau d'Eurydice et de venir l'embrasser, timidement. Puis, plus amoureusement, venant poser une main sur le bas du dos de l'Écossaise. Au même moment, elle eut la présence d'esprit d'effectuer un mouvement de baguette bien simple pour lancer un sortilège d'ectoplasme sur Achille, l'esprit frappeur, qui se montrait après tout le branle bas de combat. CATHERINE : Ce sera mieux ainsi, non ? dit-elle lors d'un court instant de répit. Car bien vite, ses lèvres allaient retrouver celles de la Spector, dans un échange amoureux, langoureux. La main qui tenait auparavant sa baguette, qu'elle venait de laisser tomber sur le sol, vint se plonger dans les cheveux de la femme qui occupait toutes ses pensées. Elle colla son corps contre celui d'Eurydice, tous ses sens en alerte. Elle la désirait. Ce n'était plus un secret. ~ Le soleil se levait à peine. Un rayon vint caresser sa joue. Doucement, Catherine émergea de son sommeil, si doux. Si réparateur. La soirée et la nuit avait été si délectable. La professeure se souvenait de chaque sensation, chaque émotion. Son cœur était empli d'un sentiment d'apaisement. Fixant le plafond, un sourire se dessina sur ses lèvres, avant de laisser échapper un soupir de plénitude. Elle tourna la tête et son cœur se mit à battre à toute allure. Eurydice était là. Si belle. Son visage était si doux. Elle semblait sereine. La Directrice adjointe se redressa lentement pour ne pas déranger la quiétude du moment. Pour ne pas réveiller la femme à ses côtés. Sortant du lit, la Québécoise attrapa ses vêtements qui traînaient ici et là. Puis, d'un pas léger, elle s'approcha du lit et d'Eurydice, venant déposer un doux baiser sur la joue de cette dernière. Ce ne fut qu'en sortant de la chambre, laissant derrière elle le petit cocon qu'elles avaient construit au fil de cette magnifique nuit, que la réalité lui revint en face. Il y avait quelques traces de la mésaventure de la veille, que la Spinnet fit disparaître après avoir reprit sa baguette qui traînait toujours au sol. Son sourire avait disparu. Cette rage sourde qui avait élu domicile au fond d'elle depuis la visite d'Augustin venait de faire son retour. Après les quelques réparations, l'ancienne aiglonne lança quelques sortilèges et charmes de protection, sous le regard apeuré de l'esprit frappeur. Puis, après avoir trouvé un parchemin et une plume, la jeune femme se mit à écrire un petit mot à sa douce.
Sans plus, la Spinnet disparut de l'appartement dans un craquement sonore, en direction de Londres. Son objectif ? Retrouver Aristide.
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PJS de Romie Keffer |
Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 04/01/2024 à 23:41:41 Eurydice ouvrit les yeux difficilement. Les souvenirs de la veille, la soirée, la nuit, lui revinrent en tête, lui faisant monter un sourire aux lèvres et un peu de rouge aux joues. Elle tourna légèrement la tête pour découvrir qu'il n'y avait plus personne à côté d'elle. Elle s'était donc éclipsée. Une petite pointe vint titiller le coeur de l'Ecossaise. Elle referma un instant les yeux, ses pensées envahies par le souvenir des baisers de Catherine, de ses réponses fiévreuses, de leur rapprochement inéluctable, de leurs mains, de leurs corps se touchant. Eurydice soupira. Tout s'était passé rapidement mais avec tendresse. La jeune femme ne s'était pas rendue compte que ça lui manquait vraiment jusque là, cette tendresse. En s'extirpant de ses draps, Eurydice s'enroula dans sa robe de chambre blanche ornée de borderies bleues. Elle alla d'un pas légèrement anxieux vers sa pièce principale. Elle était certaine que Catherine ne s'y trouverait pas mais elle sentit tout de même un petit sentiment de frustration de n'y voir qu'Achille qui se tenait tranquille. Tout dans la pièce avait été rangé, ce qui fit malgré tout apparaître un sourire sur les lèvres de la sorcière. Si elle s'était enfuie, Catherine avait tout de même pris le temps de l'aider encore un peu. D'un coup de baguette, Eurydice fit fonctionner sa vieille cafetière à l'italienne. Elle n'avait pas beaucoup dormi et elle allait avoir besoin d'énergie pour retourner dans la réalité du travail. En attrapant une tasse, son regard fut attiré par le mot qu'avait laissé la Spinnet à son attention. "Chère et tendre", ça fit sourire la directrice de maison comme une adolescente. Mais une fois les premières gorgées de café avalées, elle relut le mot plus attentivement. Un problème urgent à Londres ? Eurydice n'arrivait pas à savoir si c'était une belle excuse pour la laisser seul à l'aube ou si c'était la vérité. Elle éclaircirait cela en temps voulu. Elle fut un instant tentée par l'envie de suivre Catherine à Londres, d'en savoir plus, mais elle réprima l'envie. Elle ne voulait pas interférer dans ses affaires. Pour éviter de trop penser, elle passa du temps à choisir comment elle allait s'habiller. Préoccupation tout à fait futile, certes, mais qui lui semblait soudain être de la plus haute importance. Elle regarda de près sa jupe à fleurs préférée. Probablement assez peu du goût de Catherine. La directrice de maison poussa un petit soupir. C'était idiot, comme si ça allait faire revenir la Spinnet tout de suite. Cependant, elle l'espéra un peu tout de même en attrapa un haut noir avec de la jolie dentelle. Avant de partir pour Poudlard où la Tour de Serdaigle l'attendait, elle s'arrêta devant la cage de son hibou. Elle hésita un instant à prendre sa plume pour envoyer une courte lettre à Catherine. Mais pour lui dire quoi ? Qu'elle aussi elle avait tant aimé cette nuit qu'elle se sentait triste de ne pas l'avoir vu au réveil ? Elle ne lui en voulait même pas véritablement. Qu'elle espérait que l'urgence n'était rien de grave ? Que la prochaine fois, elle pourrait la réveiller sans problème ? Elle esquissa un sourire. La prochaine fois ... Ah, Achille, ne me juge pas. Elle ignora la complainte de l'esprit frappeur, attrapa sa cape et se dirigea vers sa porte, décidée à tenter de garder l'esprit serein même en cas de tempête dans son coeur. |
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